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Le médecin traitant

Qui est le médecin traitant ?

Le médecin traitant, c’est le médecin que vous choisissez pour vous soigner au quotidien et vous aider à vous orienter vers les soins dont vous avez besoin.
Médecin généraliste ou médecin spécialiste, tout médecin peut devenir votre médecin traitant s’il accepte d’assumer ce rôle. Il peut exercer en cabinet, à l’hôpital ou dans un centre de santé.
Une fois que vous avez choisi votre médecin traitant, remplissez et signez avec lui le formulaire de « déclaration de choix du médecin traitant. »

Vous devez déclarer votre médecin traitant à votre Caisse d’Assurance Maladie. Le cas échéant, les actes médicaux qui ne seront pas réalisés ou recommandés par lui seront moins bien remboursés.

A noter que les personnes atteintes de pathologies chroniques, telle que la sclérose en plaques, peuvent consulter le spécialiste, inscrit dans le protocole de soins, sans avoir été orientées par leur médecin traitant.


Quels sont les rôles du médecin traitant ? (spécialiste ou généraliste)

Il s’occupe de la demande de prise en charge de votre ALD. En accord avec les médecins spécialistes qui vous suivent, il remplit un formulaire spécifique : « le protocole de soins ». La demande est ensuite transmise au service médical de la Caisse de Sécurité Sociale.

Le protocole de soins est périodiquement révisable en fonction de l’état de santé de la personne et des avancées thérapeutiques. Les médecins (« traitant » et médecin-conseil) et le patient concerné devront signer ce protocole de soins.
En pratique, ce document définira les actes et les prestations liés au traitement de l’ALD. En conséquence, il définira également ce qui ouvre droit au remboursement à 100 %.
Sauf en cas d’urgence, la personne sera tenue de communiquer ce document à tout médecin consulté ; dans le cas contraire, elle s’expose à une diminution de remboursement des soins.

Il rédige les prescriptions médicales (traitements, examens complémentaires, séances de rééducation…). Rappelons qu’il existe un modèle particulier d’ordonnance réservé aux patients atteints d’une ALD : les ordonnances « bizones ». Dans la partie haute, votre médecin inscrit les soins en relation avec votre ALD (pris en charge à 100 %). Cette prise en charge ne comprend pas les dépassements d’honoraires, le forfait hospitalier et la participation forfaitaire (1 € en janvier 2006). La partie basse est réservée aux prescriptions qui n’ont pas de rapport avec votre ALD (pour ces prescriptions, le « ticket modérateur » reste à votre charge ou est remboursé par votre mutuelle).

Il est compétent pour décider si votre état de santé nécessite un arrêt de travail (ou une prolongation d’arrêt de travail). Soulignons ici qu’en cas d’arrêt de travail en relation avec votre ALD, vous pouvez obtenir le versement d’indemnités journalières pendant une période maximale de 3 ans.

C’est également votre médecin traitant qui intervient pour déterminer si, compte tenu de votre état de santé, vous devez bénéficier d’un transport sanitaire. Il lui appartient de vous prescrire le mode de transport le plus adapté à votre situation et à votre état (ambulance pour un transport allongé, véhicule sanitaire léger pour un transport assis…), sachant que certains types de trajets nécessitent une demande d’entente préalable auprès de votre Caisse de Sécurité Sociale (trajet supérieur à 150 km, par exemple). S’ils sont en rapport avec votre ALD, ces transports (pour vous rendre à l’hôpital, à une consultation…) seront pris en charge à 100 %. Le cas échéant, votre médecin traitant peut vous recommander de prendre contact avec votre médecin du travail s’il considère que votre état de santé nécessite des aménagements de votre poste de travail.

En cas d’arrêt de travail, il peut aussi vous conseiller de solliciter une visite dite de « pré-reprise », qui donnera au médecin du travail la possibilité d’anticiper les mesures nécessaires à la reprise de votre activité.

S’il estime qu’une activité est de nature à améliorer votre état de santé, votre médecin traitant peut vous la prescrire en accord avec le médecin-conseil de votre Caisse (on parle d’ « activité thérapeutique obligatoire »). De même, il est habilité à vous prescrire une reprise dans le cadre d’un « mi-temps thérapeutique », sachant toutefois qu’il ne prend pas cette décision seul (consultation du médecin du travail et de votre employeur, autorisation du médecin-conseil de la Caisse).


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