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Les mots de la SEP
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Sclérose en plaques (SEP)
Maladie inflammatoire du système nerveux central caractérisée par une démyélinisation ; elle est responsable de la formation de plaques cicatricielles disséminées de façon aléatoire dans le cerveau ou la moelle épinière. Elle atteint plus de 40 à 50 000 personnes en France et débute surtout chez des adultes jeunes, plus volontiers des femmes (3 femmes pour 2 hommes). Certaines populations sont plus exposées que d’autres et, en Europe, la fréquence de la maladie décroît du nord au sud. La SEP fut décrite par Charcot au XIXème siècle ; jusqu’à la fin du XXème, le diagnostic se faisait uniquement sur les signes cliniques et aucun traitement n’était disponible. Aujourd’hui, des examens complémentaires permettent de faire le diagnostic de SEP plus facilement (en particulier l’IRM) et des traitements peuvent en ralentir l’évolution (interféron bêta). Cependant aucun examen ne peut permettre d’affirmer formellement une SEP et l’analyse précise des signes cliniques reste fondamentale. L’utilisation de critères de diagnostic permet de porter plus facilement et plus rapidement qu’autrefois le diagnostic de SEP, et ainsi de l’annoncer de plus en plus tôt. Dans la démarche diagnostique, on parle d’abord de SEP probable puis de SEP confirmée quand certains critères sont remplis (critères de Mc Donald). Tout cela explique qu’il peut s’écouler du temps entre l’apparition des premiers signes et le diagnostic de SEP.

Sclérose en plaques de forme rémittente évoluant par poussées
Forme la plus répandue de SEP (environ 80% des cas) au cours de laquelle les symptômes surviennent brutalement (poussées), persistent quelque temps puis diminuent ou disparaissent (rémission). Après quelques années, cette forme peut évoluer différemment et le handicap s’aggrave progressivement avec ou sans poussées (SEP de forme secondairement progressive).

Sclérose en plaques de forme secondairement progressive
Forme de SEP où, après une phase de poussées et de rémissions, le handicap s’aggrave de façon continue pendant plus de 6 mois. Des poussées sont encore possibles et les rémissions sont seulement partielles.

Sclérose en plaques primaire progressive
Forme de SEP évoluant de façon continue depuis le début, avec ou sans poussées, avec une augmentation du handicap pendant au moins 6 mois. Elle touche des sujets plus âgés que la SEP de forme rémittente évoluant par poussées.

Score
Résultat chiffré de tests utilisés en médecine pour évaluer telle ou telle fonction. Concernant la SEP, on quantifie le handicap grâce à une échelle de cotation (échelle de Kurtzke) qui permet de déterminer le score EDSS.

Sensibilité
Propriété de certaines parties du système nerveux de percevoir des sensations tactiles, thermiques, douloureuses ou posturales. Différents troubles de la sensibilité peuvent exister lors de la SEP : douleurs, anesthésie localisée, paresthésies. Parfois, les troubles affectent la sensibilité profonde des membres et sont responsables de problèmes à la marche ou de gestes malhabiles.

Séquelles
Lésions ou troubles qui persistent après la fin d’une maladie. Au cours de la SEP, on parle de séquelles quand la récupération après une poussée n’est pas complète.

Spasticité
Exagération du tonus (hypertonie) des muscles qui luttent contre la pesanteur : extenseurs des membres inférieurs, fléchisseurs des membres supérieurs. Dans les formes évoluées de SEP, une spasticité est fréquente et elle peut compenser une faiblesse de la marche en facilitant la station debout. C’est pourquoi la spasticité n’est pas toujours combattue. Néanmoins, si elle gêne la marche ou si elle est à l’origine de douleurs, des traitements existent.

Sphincter
Muscle entourant un orifice et permettant son ouverture et sa fermeture. La SEP peut altérer le fonctionnement des sphincters, en particulier de la vessie (voir miction). Les troubles du sphincter de l’anus sont plus rares.

Substance blanche
Partie du système nerveux central (encéphale et moelle épinière) qui comporte essentiellement les prolongements recouverts de myéline (axones) des cellules nerveuses (neurones). C’est essentiellement la substance blanche qui est le siège des plaques de la SEP.

Substance grise
Partie du système nerveux central qui renferme les corps des cellules nerveuses (neurones) et d’autres éléments nécessaires à leur fonctionnement. Les oligodendrocytes qui fabriquent la myéline de la substance blanche sont situés dans la substance grise. Le cortex cérébral est fait de substance grise.

Symptôme
Manifestation d’une maladie perçue par le malade, par opposition aux signes objectifs constatés par le médecin lors de l’examen du patient. Les symptômes de la SEP sont très divers d’une personne à l’autre et d’une poussée à l’autre ; ils dépendent de la localisation des plaques dans le système nerveux central. Les premiers symptômes de la SEP sont le plus souvent des troubles de la vision, de la motricité ou de la sensibilité.

Système nerveux central (SNC)
Tissu nerveux fait de substance blanche et de substance grise formant l’encéphale (le cerveau, le tronc cérébral et le cervelet) et la moelle épinière. Il est enveloppé par les méninges où circule le liquide céphalo-rachidien (LCR). La boîte crânienne et la colonne vertébrale le protègent. La SEP atteint le SNC, essentiellement la substance blanche. Le SNC s’oppose au système nerveux périphérique, qui comprend les structures nerveuses situées en dehors des méninges (nerfs et leurs racines).


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