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Les mots de la SEP
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Glossaire
Retrouvez la définition de certains termes dans notre Glossaire

P

Parésie
Paralysie partielle se traduisant par une diminution de la force musculaire.

Paresthésie
Sensation désagréable et anormale soit parce qu’elle survient sans stimulation (fourmillements par exemple) soit parce que la perception est déformée. Les paresthésies font partie des troubles de la sensibilité souvent observés au cours de la SEP et peuvent même révéler la maladie : sensation de ruissellement de liquide, engourdissement et fourmillements des membres inférieurs. Un signe fréquent est la sensation d’une décharge électrique dans la colonne vertébrale lors des mouvements de flexion de la tête : c’est le signe de Lhermitte.

Plaques
Cicatrices laissées dans le système nerveux central par l’altération de la gaine protectrice (myéline) des cellules (voir axone, neurone). Elles sont localisées dans la substance blanche, souvent autour d’une petite veine, et évoluent en deux phases : d’abord une démyélinisation plus ou moins réversible puis un durcissement irréversible des tissus (sclérose). En fonction de la localisation des plaques, les signes de la SEP sont différents ; souvent elles ne sont à l’origine d’aucun symptôme. Les plaques sont mises en évidence par un examen radiologique spécial, l’IRM, sous la forme de taches bien limitées, d’âges différents et disséminées dans le système nerveux central.

Pollakiurie
Mictions (action d’uriner) trop fréquentes et peu abondantes. Lors d’une SEP, divers troubles urinaires surviennent souvent : difficultés à uriner (dysurie), mictions impérieuses, pollakiurie. La pollakiurie peut aussi être le signe d’une infection urinaire ; elle s’accompagne alors généralement de brûlures lors des mictions.Pour plus de d'informations voir également Troubles urinaires et Sclérose en Plaques.

Ponction lombaire (PL)
Introduction d’une aiguille entre les méninges, au niveau lombaire, pour prélever du liquide céphalo-rachidien (LCR) ou injecter un produit. La PL est réalisée entre la 4° et la 5° vertèbre lombaire, sur la moelle épinière.

Potentiels évoqués
Examen par lequel on enregistre l’activité électrique du système nerveux après des stimulations provoquées et stéréotypées. On explore les voies nerveuses de la vision, de l’audition ainsi que la motricité et la sensibilité des membres. Les potentiels évoqués sont anormaux dans la majorité des cas de SEP et dans d’autres maladies neurologiques. Ils permettent de confirmer le diagnostic ou de détecter des atteintes discrètes.

Poussée
Lors de la SEP, la poussée est définie par l’apparition, la réapparition ou l’aggravation, en l’absence de fièvre, de symptômes et de signes neurologiques, durant au moins 24 heures, avec régression totale ou partielle. Pour être distinctes, deux poussées doivent débuter à plus de 30 jours d’intervalle. Les poussées peuvent durer plusieurs semaines puis une récupération est fréquente ; parfois, des séquelles persistent. Certains facteurs favorisent la survenue d’une poussée, par exemple une infection virale, un accouchement, un stress important.

Progression
Dans la SEP, aggravation neurologique continue depuis 6 mois au moins, qu’il y ait ou non des poussées. L’évolution régulière du handicap définit certaines formes de SEP (SEP progressives) par opposition à un autre type : la SEP de forme rémittente évoluant par poussées. On surveille la progression du handicap par un score appelé EDSS.

Pronostic
Prévision de l’évolution d’une maladie. La SEP est par nature assez imprévisible, au moins au début. Néanmoins, certains facteurs peuvent suggérer un bon pronostic : début avant l’âge de 40 ans, par des troubles visuels ou de la sensibilité, avec un long intervalle entre les deux premières poussées.

Protéine basique de la myéline (PBM)
Constituant de la myéline contre lequel des anticorps sont souvent dirigés lors de la SEP (anticorps anti-PBM). Ces anticorps sont trouvés dans d’autres maladies neurologiques et leur rôle dans la SEP n’est pas parfaitement connu.

Psychothérapie
Traitement faisant appel uniquement à des moyens psychologiques pour soigner des personnes atteintes de troubles mentaux ou physiques. On peut y avoir recours dans la SEP pour aider le patient à mieux supporter sa maladie, à organiser sa vie en conséquence et à surmonter les périodes éventuelles de dépression . Elle peut également permettre d’apprendre à gérer le stress, source de fatigue et d’aggravation de la SEP.

Ptosis
Chute de la paupière supérieure due à l’atteinte d’un nerf oculaire.


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